L’Écho FSQ
Éditorial
Une main tendue par notre Fédération pour bâtir ensemble un réseau de santé public, plus humain et plus fort
28 octobre 2026
Déreck Cyr
Président
À titre de président de la Fédération de la santé du Québec, je souhaite tendre la main au nouveau gouvernement du Parti québécois ainsi qu’à la nouvelle ministre de la Santé, de la Prévention et des Aînés, madame Marie-Karlynn Laflamme, afin d’entamer un dialogue constructif, franc et respectueux sur l’avenir et l’importance de notre réseau public de la santé et des services sociaux.
Notre objectif est clair : améliorer concrètement les conditions de travail des infirmières, des infirmières auxiliaires et des inhalothérapeutes qui constituent des piliers essentiels de notre système de santé public. Ces professionnelles et professionnels de la catégorie 1 sont au cœur des soins offerts à la population. Chaque jour, ils font preuve de compétence, de dévouement et de résilience, souvent dans des conditions difficiles qui mettent à rude épreuve leur santé physique et psychologique. Des changements s’opèrent dans notre société et le réseau, pour les suivre, doit être adapté.
Il est maintenant temps de passer des paroles aux actes. La pénurie de personnel, la surcharge de travail, les heures supplémentaires obligatoires, l’instabilité des horaires, la violence en hausse et le manque de reconnaissance contribuent à l’épuisement et fragilisent la rétention du personnel. Nous devons agir avec détermination pour offrir des milieux de travail sains et sécuritaires, respectueux et attractifs, où chaque membre peut exercer sa profession avec fierté et dignité.
Nous souhaitons rencontrer rapidement le gouvernement afin de discuter de solutions concrètes : une meilleure planification des effectifs, des ratios de personnel adaptés aux besoins des patients, une plus grande stabilité des horaires, une conciliation travail-vie personnelle améliorée, ainsi que des mesures efficaces pour favoriser la santé psychologique et prévenir l’épuisement professionnel. La reconnaissance de l’expertise, de l’autonomie professionnelle et de la contribution de chaque membre du personnel doit également être au cœur de nos échanges.
Nous croyons qu’un dialogue social véritable, fondé sur l’écoute et la collaboration, permettra de trouver des solutions durables. Les travailleuses et travailleurs, ainsi que notre association syndicale, la FSQ-CSQ, doivent être considérés comme des partenaires incontournables dans les décisions qui touchent leur pratique et l’organisation des soins. Leur expérience du terrain représente une richesse que le gouvernement ne peut se permettre d’ignorer.
Au-delà des différences politiques, nous partageons une responsabilité commune : offrir à la population québécoise des soins accessibles publics, sécuritaires et de qualité, tout en permettant à celles et ceux qui les dispensent de travailler dans des conditions à la hauteur de leur engagement au quotidien.
La Fédération de la santé du Québec tend la main au gouvernement et l’invite à saisir cette occasion pour faire des conditions de travail du personnel soignant une priorité et bâtir ensemble un réseau public plus humain, plus stable et plus fort.