Un brin d’histoire
Il était une fois…
…en 1928 apparut la première organisation au Québec : l’Association des garde-malades catholiques licenciées.
À Trois-Rivières, en 1957, l’Association des infirmières du diocèse de Trois-Rivières voit le jour. Ce syndicat deviendra ultérieurement le Syndicat professionnel des infirmières et infirmiers de Trois-Rivières (SPII-3R).
Pour faire partie de l’Association, on doit :
- Être catholique pratiquante et jouir d’une bonne réputation
- N’appartenir à aucune société secrète ou association dont les principes, les tendances ou l’esprit ne seraient pas conformes à ceux de l’Association
L’association est franchement et ouvertement catholique :
- Elle aura un aumônier nommé par l’évêque de Trois-Rivières
- Elle se rappellera que toutes ses actions relèvent du tribunal de la conscience. Elle reconnaît à l’Église, droit et qualité, pour définir où se trouvent, dans ses activités, le juste et l’injuste, le permis et le défendu. Elle promet en conséquence de se conformer entièrement et religieusement, dans la poursuite de son but, aux enseignements et aux directions de l’autorité ecclésiastique
- Elle se met sous la protection de Notre-Dame-du-Cap
- À la mort d’un membre, l’association fera dire une messe pour le repos de son âme
En 1965, au Québec, il y avait 18 000 infirmières et infirmiers actifs :
- 6 000 religieuses non syndiquées
- 12 000 syndiquées, dont 2 500 associés à la Fédération des syndicats professionnels des infirmières du Québec (FSPIQ)
En 1988, le Syndicat professionnel des infirmières et infirmiers de Trois-Rivières (SPII-3R) était le premier syndicat en santé à signer une entente de service avec la Centrale de l’enseignement du Québec (CEQ), aujourd’hui la CSQ. Quelques mois plus tard, le Syndicat professionnel des infirmières et infirmiers du Bas-Saint-Laurent, devenu depuis le Syndicat des infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes de l’Est du Québec (SIIIEQ), entreprenait une démarche similaire.
En octobre 1988, après avoir décidé de leur affiliation à la Centrale, les deux syndicats se regroupaient pour fonder l’Union québécoise des infirmières et infirmiers (UQII-CEQ).
En 2000, la Centrale de l’enseignement du Québec (CEQ) a changé de nom pour devenir la Centrale des syndicats du Québec (CSQ). Ce changement de nom avait pour but de reconnaître la nouvelle diversité de cette Centrale.
En décembre 2003, le gouvernement libéral, dans le cadre de sa réingénierie de l’état, adopte le projet de loi 30.
Essentiellement, ce projet de loi crée les quatre catégories d’emploi suivantes :
- 1° catégorie du personnel en soins infirmiers et cardio-respiratoires définie
- 2° catégorie du personnel paratechnique, des services auxiliaires et de métiers
- 3° catégorie du personnel de bureau, des techniciens et des professionnels de l’administration
- 4° catégorie des techniciens et des professionnels de la santé et des services sociaux
Depuis quelques années, d’autres syndicats se sont joints à l’UQII:
En février 2001, le Syndicat du personnel infirmier d’Héma-Québec (SPI-CSQ)
En mai 2001, le Syndicat des infirmières, inhalothérapeutes et infirmières auxiliaires de Laval (SIIIAL-CSQ)
En novembre 2004, le Syndicat des infirmières et infirmières auxiliaires de l’Hôpital Marie-Clarac (SIIAHMC-CSQ) pour la grande région de Montréal
En mars 2004, le Syndicat des intervenantes et intervenants en santé du Nord-Est québécois (SIISNEQ-CSQ) pour la Baie-James et la Côte-Nord.
En s’affiliant à une centrale syndicale, l’UQII a fait le choix d’une unité et d’une solidarité plus large afin de permettre aux travailleurs de la catégorie 1 d’être regroupés au sein d’une fédération qui leur est propre, tout en pouvant compter sur la force du nombre d’environ 200 000 membres de la Centrale. La CSQ est la centrale syndicale qui représente le plus grand nombre de personnes travaillant dans le secteur public.
C’est finalement lors de son Congrès en 2007 que l’UQII a changé de nom. Elle a décidé de devenir plus représentative de ses membres infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes en votant pour la Fédération de la santé du Québec (FSQ-CSQ).