30 juillet 2026

N.D.L.R. Tout au long de l’été, nous mettons en lumière les bons coups des fédérations de la CSQ. Pour cette édition, nous nous sommes entretenus avec Déreck Cyr, président de la Fédération de la Santé du Québec (FSQ-CSQ).

Par Léanne Fiset-Gingras, conseillère aux communications

Léanne Fiset-Gingras (L. F.-G) : Selon vous, quel a été le meilleur coup de la Fédération cette année?

Déreck Cyr (D. C.) : Il est difficile de ne retenir qu’une seule réalisation, puisque plusieurs changements importants ont été mis en œuvre. La Fédération a revu ses statuts, modifié la composition de son conseil exécutif en ajoutant un nouveau poste de secrétaire-trésorière afin de dégager davantage de temps pour permettre à la présidence de s’occuper des autres enjeux politiques, lancé une infolettre mensuelle, modernisé son site Internet et renouvelé complètement son identité visuelle.

L’objectif derrière ces actions était clair : redonner encore plus de visibilité à la Fédération et permettre aux membres de mieux la connaître.

L. F.-G : Quelle action de la Fédération vous a le plus marqué?

D. C. : Plus qu’une initiative en particulier, c’est l’ensemble des changements qui ressort. Toutes les actions entreprises répondaient à une même volonté : moderniser la Fédération et accroître sa présence auprès de ses membres. Cette transformation a également été rendue possible grâce au travail amorcé avec l’ancienne présidente, Mme Isabelle Dumaine, qui a accepté de prolonger son mandat afin d’accompagner l’ensemble du conseil exécutif lors de cette transition importante .

L. F.-G.: Y a-t-il une victoire ou un dossier dont vous êtes particulièrement fier cette année?

D. C.: Parmi les dossiers marquants, il y a l’entente de principe sur l’ancienneté réseau conclue entre l’intersyndicale et le Comité patronal, permettant désormais aux membres qui changent d’établissement de conserver leurs droits pendant leur période d’évaluation d’un poste. Cette avancée améliore la mobilité du personnel tout en offrant davantage de sécurité d’emploi. Soulignons également le règlement du dossier du PURA (processus unique de reconnaissance d’ancienneté), grâce auquel l’ancienneté accumulée dans différents établissements du réseau est maintenant reconnue. Enfin, il est important de mentionner les efforts déployés dans le but de mieux représenter les plus petits syndicats affiliés à la Fédération, notamment en leur offrant un accompagnement plus soutenu.

L. F.-G.: Comment la Fédération a-t-elle réussi à défendre les membres cette année?

D. C.: La Fédération est intervenue sur plusieurs fronts pour protéger les droits de ses membres. Elle a notamment participé à un énorme travail de représentation politique auprès des partis d’opposition afin de défendre le réseau public de la santé et des services sociaux et de faire valoir des enjeux comme l’importance des soins à domicile pour la première ligne, la souveraineté des données de santé numériques, la volonté de faire des CLSC la vraie porte d’entrée des services publics, ainsi que l’assurance médicaments universelle pour tous.

La Fédération a également obtenu un recul de Santé Québec dans un dossier touchant les infirmières praticiennes spécialisées (IPS) en entente de prêt de services dans les GMF (groupes de médecine familiale). Grâce à ces interventions, les médecins ne pourront pas exercer un pouvoir disciplinaire sur ces professionnelles, ce qui permet de préserver leurs droits syndicaux et leurs conditions de travail.

L. F.-G.: Quel message positif retenez-vous de cette année syndicale?

D. C.: Selon moi, cette année a permis à la Fédération de gagner en visibilité, tant auprès de ses membres qu’au sein de la CSQ. J’estime qu’elle occupe désormais une plus grande place dans les discussions portant sur la santé et les services sociaux, ce qui permet aux membres de mieux s’identifier à leur fédération tout en renforçant leur sentiment d’appartenance à la CSQ.

L. F.-G.: Quel objectif devrait absolument être poursuivi l’an prochain?

D. C.: Je souhaite poursuivre le travail amorcé pour faire grandir la Fédération et renforcer son rayonnement tant pour ses membres et la population québécoise qu’au sein de la CSQ. Mon objectif est que les membres s’identifient encore davantage aux trois paliers d’organisations syndicales qui les représentent, soit la section locale, la fédération et notre centrale.

À l’approche de la prochaine ronde de négociation, nous souhaitons, en tant que conseil exécutif de la FSQ-CSQ, mettre l’accent sur les conditions de travail qui ne cessent de se détériorer depuis l’arrivée de Santé Québec. Selon moi, les revendications devront refléter les réalités des régions rurales et urbaines, et répondre aux besoins exprimés par les membres afin d’améliorer concrètement leur quotidien.